Bienvenue sur Opale blanche, le blog de l'Amour avec un grand A, du bien-être, du désencombrement et de l'écologie -Le blog de Mister O. (amant éconduit qui se pose des questions, toi aussi
?)
Bientôt des conseils pour rencontrer l'âme soeur, savoir décrocher sans s'y accrocher, se désencombrer, etc. Toute ressemblance avec des personnages ou des situations réelles est purement fortuite et indépendante de la volonté de l'auteur.
Présentation
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Opale blanche - Amour, bien-être et écologie - Le blog des amant(e)s éconduit(e)s
:
Des trucs et astuces pour rendre le monde meilleur et la vie mieux pour amants et amantes éconduits, célibattant(e)s, etc. Le tout avec une dose, bien personnelle, de "mon quotidien"...écologie, simplicité volontaire, décroissance, environnement et santé, bien-être, "développement personnel", anthropologie, psychologie, etc. L'opale blanche est le symbole de la tendresse amoureuse, de la pureté des sentiments, de la confiance partagée et surtout de la fidélité.
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Il faudra bientôt faire avec ... ou plutôt sans pétrole, disons avec de moins en moins de pétrole. Souviens-toi que l'Agence internationale de l'énergie s'attend à une pénurie de
pétrole dès 2012 ! Cela va nous changer radicalement la vie !
A cet égard, Cuba est un exemple à étudier de près pour savoir comment nous en sortir intelligemment.
En effet, Cuba a subi un pic pétrolier entre 1989 et 1992-1993, quand l'ex-URSS a implosé. Cuba a alors vu ses importations et
exportations chuter de 80% !
Plus de pétrole, ni non plus d'engrais, ni de pesticides, etc. D'où, la nécessité de se tourner vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement avec la permaculture ... et vu la famine, l'obligation pour tout un chacun de cultiver des légumes là où c'était possible, même dans les villes ! Depuis
1995, le régime alimentaire cubain est devenu quasi exclusivement végétarien ! 50% des légumes consommés à la Havane sont produits à l’intérieur de la ville, tandis que les autres villes et
villages cubains assurent entre 80 et 100% de leurs besoins.
Certes, cela a été très très difficile pour les Cubains, mais ils en sont sortis. Encourageant, non ? Je trouve ça presque génial ! Pas toi ? J'ai presque envie d'aller vivre là-bas !
Bon, voici le film "How Cuba survived peak oil", je l'ai trouvé par hasard en faisant des recherches sur le peak oil.
On risque d'être contraints de faire de même sous peu, alors autant prendre les devants. Cultive des légumes partout, là où tu peux ... Et souviens-toi que pour être indépendant économiquement, il
faut être énergétiquement indépendant !
Et un article trouvé sur : http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=Cuba
Lorsque le pétrole deviendra rare...
La Havane, Cuba.
A l'Organiponico d'Alamar, un projet agricole communautaire, un collectif de travailleurs gère une grande ferme urbaine, un marché et un restaurant. Les outils manuels et la main d'ouvre ont
replacé les machines consommatrices de pétrole. Les engrais sont produits par des vers de terre et le compostage. L'eau est économisée par un système irrigation au goutte-à-goutte et la communauté
est approvisionnée par toute une variétés de produits sains.
Dans d'autres communautés à la Havane, où la pénurie de terrains se fait sentir pour mener des projets d'une telle ampleur, les habitants ont crée des jardins sur des terrains de parking et ont
planté des légumes sur les toits des maisons et dans les patios.
Depuis le début des années 90, le mouvement d'agriculture urbaine a balayé toute l'île, et la capitale est sur le point d'assurer son autosuffisance alimentaire.
Un petit groupe d'Australiens a participé à ces efforts et s'est rendu sur l'île en 1993 pour enseigner les techniques de permaculture, un système basé sur l'agriculture durable beaucoup plus
économe en termes de consommation d'énergie.
Cette nécessité d'introduire l'agriculture au cour des villes a commencé à la chute de l'Union Soviétique et la perte pour Cuba de plus de 50% des importations de pétrole, d'une bonne partie de ses
aliments et de 85% de ses échanges économiques. Les transports furent paralysés, la faim fit son apparition et le cubain moyen perdit environ 15 kgs. (30 livres - ndt) « En réalité, lorsque tout a
commencé, ce fut par nécessité. Les gens ont commencé à cultiver des légumes là où ils pouvaient » explique un guide à l'équipe venue tourner un documentaire en 2004 pour montrer comment Cuba avait
survécu à la pénurie de pétrole.
Cette équipe était composée, entre autres, de membres de The Community Solution (la Solution Communautaire), une ONG basée à Yellow Springs, Ohio, qui dispense des formations sur le pic pétrolier
(peak oil) - le moment où la production mondiale de pétrole entamera son irréversible déclin. Certains analystes pensent que le phénomène pourrait se produire dans les dix prochaines années, ce qui
donnerait à Cuba le statut d'un modèle à suivre.
« Nous voulions découvrir ce qu'il y avait chez le peuple cubain et la culture cubaine qui leur permettait de survire en ces temps si difficiles », dit Pat Murphy, directeur exécutif de Community
Solution. « Cuba a beaucoup à nous montrer sur la manière de gérer la crise énergétique. »
La pénurie de pétrole n'a pas transformé uniquement l'agriculture cubaine. Le pays s'est aussi tourné vers de petites unités d'énergies renouvelables et a développé un système de transports publics
économe, tout en préservant son système de santé par une politique de prévention et l'application de solutions locales qui permet d'économiser les faibles ressources.
L' époque qui a suivi la chute de l'Union Soviétique est connue à Cuba comme la Période Spéciale. Cuba perdit 80% de ses marchés d'exportation et ses importations chutèrent de 80%. Le PNB chuta de
plus d'un tiers.
« Essayez d'imaginer un avion qui perdrait soudainement ses réacteurs. Ce fut réellement un crash, » raconte Jorge Mario, un économiste cubain. Un crash qui plongea Cuba dans un état de choc. Les
coupures de courant étaient fréquentes, jusqu'à 16 heures par jour. L'apport calorique journalier des cubains chuta d'un tiers.
Selon un rapport sur Cuba rédigé par Oxfam, une ONG internationale d'aide humanitaire, « dans les villes, les bus ne circulaient plus, les générateurs ne produisaient plus d'électricité, les usines
ne tournaient plus. Pour de nombreux Cubains, pour ne pas dire la plupart, l'occupation principale quotidienne consistait à trouver assez à manger. »
En partie due à l'embargo persistant des Etats -Unis, mais aussi à la perte des marchés extérieurs, Cuba ne pouvait plus importer suffisamment de nourriture. De plus, sans alternative devant leur
agriculture hautement mécanisée et consommatrice d'énergie, le production agricole chuta de manière brutale.
Les Cubains ont donc commencé, par nécessité, à faire pousser des légumes organiques, à développer des pesticides et fertilisants biologiques de substitution aux produits dérivés du pétrole, et ils
ont aussi entrepris de varier leur régime alimentaire. Puisqu'ils ne pouvaient plus faire rouler leurs vieilles voitures, ils se sont mis à marcher, à faire du vélo, à prendre le bus, à faire du
covoiturage.
« Il y a une infinité de petites solutions » dit Roberto Sanchez de la
Fondation pour la Nature et l'Humanité à Cuba. « Les crises ou le changement ou des problèmes peuvent déclencher ces solutions qui sont principalement des mesures d'adaptation. Nous nous adaptons.
»
Une nouvelle révolution agricole
Les cubains sont aussi en train de remplacer leurs machines agricoles par la traction animale, et les jardins installés en milieu urbain réduisent les transports. On estime aujourd'hui que 50% des
légumes consommés à la Havane sont produits à l'intérieur de la ville, tandis que les autres villes et villages cubains assurent entre 80 et 100% de leurs besoins.
En s'orientant vers le jardinage, les particuliers et les organisations de quartier ont pris l'initiative de faire l'inventaire des terrains inutilisés, de les nettoyer, et de les cultiver.
Lorsque les Australiens spécialisés en permaculture sont arrivés à Cuba, ils ont mis en place le premier projet pilote de permaculture grâce à une subvention de 26.000 dollars accordée par le
gouvernement cubain.
De cette initiative est née le centre et projet pilote de permaculture urbaine de la Fondation pour la Nature et l'Humanité à la Havane. « Avec ce projet, les gens du quartier ont pu voir ce qu'il
était possible de faire sur les toits et dans les patios » dit Carme Lopez, directrice du centre de permaculture urbaine, debout sur le toit du centre au milieu des vignes, des plantes en pots et
des casiers à composte fabriqués à partir de pneus.
Depuis, le mouvement se répand rapidement à travers les quartiers de la Havane. Jusqu'à présent, le centre de permaculture urbaine dirigée par Lopez a formé plus de 400 personnes du quartier à la
permaculture et distribue une publication mensuelle, « El permacultor ». « Non seulement la communauté a découvert la permaculture » dit Lopez, « mais nous avons aussi appris des choses sur la
communauté, en donnant en coup de main partout où cela s'avérait nécessaire. »
Un étudiant en permaculture, Nelson Aguila, ingénieur reconverti à l'agriculture, produit des aliments pour son quartier dans son jardin installé sur le toit. Sur à peine quelques dizaines de mètre
carrés, il élève des lapins, de poules et cultive de nombreux gros pots de plantes. Circulant en liberté, on trouve des gerbils ( une bestiole ? - note ignare du traducteur) qui consomment les
déchets des lapins et sont à leur tour une source importante de protéines. « Les choses changent, » dit Sanchez. « C'est une économie locale. Ailleurs, les gens ne connaissent pas leurs voisins.
Ils ne connaissent pas leur nom. Les gens ne se disent pas bonjour. Ici, c'est différent. »
Depuis la transition d'une agriculture intensive à base de pétrochimie à une culture et jardinage organique, Cuba consomme désormais 21 fois moins de pesticides qu'avant la Période Spéciale. Ils
ont réussi à produire à grande échelle des pesticides et des fertilisants biologiques, et en exportent une partie vers d'autres pays d'Amérique latine.
Bien que la transition vers une production organique et la traction animale fut une obligation, les Cubains y trouvent désormais des avantages. « Un des bons côtés de la crise fut le retour à la
traction animale » dit Miguel Coyula, un spécialiste du développement communautaire. « Non seulement nous économisons du pétrole, mais en plus (les boeufs) ne tassent pas le sol comme le ferait un
tracteur, et leurs sabots retournent la terre. »
« L'agriculture cubaine, conventionnelle, la « révolution verte », n'a jamais réussi à alimenter le peuple » dit Sanchez. « Les rendements étaient importants, mais l'agriculture était orientée vers
la culture de plantations. Nous exportions des citrons, du tabac, du sucre et nous importions les produits de base. Ainsi, le système, même dans ses meilleurs jours, n'a jamais réussi à répondre
aux besoins. »
Tirant les conclusions de cette expérience en permaculture, Sanchez dit « vous devez suivre les cycles naturels, ainsi vous mettez la nature à votre service, au lieu de travailler contre la nature.
Pour travailler contre la nature, il faut dépenser d'énormes quantités d'énergie. »
Solutions énergétiques
La plupart de l'électricité à Cuba est généré à partir du pétrole importé, et les pénuries ont donc touché pratiquement l'ensemble de la population sur l'île. Pendant des années, les coupures de
courant étaient imposées plusieurs fois par semaine. Sans les réfrigérateurs, les aliments pourrissaient. Sans les ventilateurs, la chaleur devenait insoutenable.
Les solutions à la crise n'étaient pas simples. Sans argent, le pays ne pouvait investir dans une centrale nucléaire ou de nouvelles centrales thermiques conventionnelles, ni même dans l'énergie
éolienne ou solaire à grande échelle. Le pays a donc préféré se tourner vers les économies d'énergie et la mise en place de petites structures d'énergies renouvelables.
Ecosolar et Cuba Solar sont deux organisations pionnières en matière d'énergies renouvelables. Elles assistent au développement de marchés d'énergie renouvelables, commercialisent et installent des
systèmes, mènent des recherches, publient des bulletins d'information, et effectuent des études pour économiser l'énergie auprès des gros consommateurs.
Ecosol Solar a installé 1,2 mégawatts de photovoltaïques solaires aussi bien dans de petits foyers (capacité 200 watts) que dans des entités plus larges (de 15 à 50 kilowatts de capacité). Aux
Etats -Unis, 1,2 mégawats seraient suffisants pour alimenter en électricité environ 1000 foyers. Ce nombre est nettement plus élevé à Cuba où le nombre d'appareils ménagers par foyer est moindre et
tournent à l'économie. Les maisons sont aussi bien plus petites.
Environ 60 % des installations d'Ecosol Solar sont destinées à des programmes sociaux de fourniture d'électricité à des foyers, des écoles, des centres médicaux, des centres communautaires dans les
campagnes. Elle a récemment installé des panneaux solaires photovoltaïques dans 2 364 écoles primaires en milieu rural où l'acheminement d'électricité par ligne se révélait trop coûteux. De plus,
la société développe des modèles compacts de chauffe-eaux qui peuvent être installés à l'extérieur, des pompes alimentées par panneaux solaires et des séchoirs solaires.
Une visite à « Los Tumbos », une communauté rurale dans les collines au sud-ouest de la Havane, montre les résultats positifs de cette stratégie.
Auparavant sans électricité, chaque foyer dispose à présent d'un petit panneau solaire qui alimente une radio et une lampe. Des systèmes plus grands alimentent l'école, l'hôpital, la salle
communale, où les habitants de réunissent pour regarder une émission télévisée appelée « Mesa Redonda » ( émission d'analyses/débats sur des questions d'actualités - ndt) . En plus de tenir la
population informée, la salle de télévision a aussi l'avantage de rassembler la communauté.
« Le soleil a alimenté la vie sur terre pendant des millions d'années » dit Bruno Beres, directeur de Cuba Solar. « Ce n'est que lorsque nous (les humains) sommes arrivés que le Soleil n'a plus
suffi . Le problème se trouve donc dans nos sociétés, pas dans les ressources d'énergie. »
Transports - Un système de covoiturage
Les Cubains ont aussi eu à affronter le problème de fournir des transports dans le cadre d'une pénurie d'énergie. Les solutions ont été trouvées par la génie des Cubains, qui citent souvent la
phrase « la nécessité est la mère de toutes les inventions. » Avec peu d'argent et peu de pétrole, Cuba réussit à transporter de grandes masses de personnes aux heures de pointe à la Havane.
Faisant appel à l'esprit inventif, pratiquement toutes les formes de véhicules, petits ou grands, ont été employés pour faire fonctionner ce système de transport urbain. Les banlieusards se
promènent dans des brouettes artisanales, des bus et autres véhicules motorisées ou à traction animale.
Le véhicule que nous empruntons, appelé « chameau », est une très longue semi-remorque tirée par un camion et qui transporte 300 passagers. On trouve aussi des vélos et des pousse-pousse à deux
places à la Havane et, dans les villes plus petites, des carrioles tirées par des chevaux ou des camions.
On voit des fonctionnaires en uniforme jaune arrêter les véhicules et les camions d'état qui circulent pratiquement à vide dans les rues de la Havane et font embarquer des personnes qui cherchent
un moyen de transport. (note traducteur : les plaques minéralogiques distinctes permettent à ces fonctionnaires de repérer ces véhicules d'état ) Des Chevrolet des années 50 passent en transportant
quatre personnes à l'avant et quatre à l'arrière.
Une charrette tirée par un âne et avec une licence de taxi accrochée aux flancs passe dans les rues. De nombreux camions ont été reconvertis en transport commun simplement en soudant un marche-pied
à l'arrière, pour faciliter la montée et la descente des passagers.
Santé et éducation - Priorités nationales
Bien que Cuba soit un pays pauvre, avec un PIB par habitant par an de seulement 3.000 dollars (plaçant le pays avant-avant dernier dans le classement), l'espérance de vie est la même qu'aux
Etats-Unis?, et la mortalité infantile est inférieure qu'aux Etats -Unis. Le taux d'alphabétisation est de 97 %, soit le même qu'aux Etats -Unis. ( tant que ça aux US ? doivent pas compter la
Maison Blanche - NDT ). L'éducation et la santé dont gratuites.
Lorsque les Cubains ont subi leur version du pic pétrolier, ils ont réussi à préserver leur système de santé, ce qui fut un des facteurs qui les ont aidés à survivre. Les Cubains rappellent sans
cesse combien ils sont fiers de leur système de santé.
Avant la Révolution Cubaine de 1959, il y avait un docteur pour 2000 hab. Le taux est actuellement de 1 pour 167. Cuba a aussi une école internationale de médecine et forme des médecins pour
d'autre pays pauvres. Chaque année, 20.000 médecins cubains travaillent à l'étranger.
Depuis 1995, la viande est rare et les légumes sont en abondance. Le régime des Cubains est devenu sain, pauvre en matières grasses, pratiquement végétarien. Leur mode de vie, ponctué de marches à
pied et de parcours à vélo, est aussi plus sain. « Avant, les cubains ne mangeaient pas beaucoup de légumes. Le régime de base était composé de riz, haricots et viande de porc » dit Sanchez de la
Fondation pour la Nature et la Humanité. « A un certain stade, la nécessité s'est imposée, et maintenant ils sont demandeurs (de légumes). »
Les médecins et les infirmières vivent au sein de la communauté où ils exercent et sont généralement hébergés au-dessus de la clinique. Dans les zones rurales reculées, des bâtiments de trois
étages sont construits, avec le cabinet médical au rez-de-chaussée, et des appartements au premier et second étage, un pour le médecin et un pour l'infirmière.
Dans les villes, les médecins et infirmières vivent dans le quartier où ils exercent. Ils connaissent les familles et leurs patients et, dans la mesure du possible, ils soignent les gens à
domicile. « La médecine est une vocation, pas un métier » s'exclama un médecin de la Havane, pour expliquer sa passion pour son travail. A Cuba, 60 % des médecins sont des femmes.
L'Education est considérée comme l'activité sociale la plus importante à Cuba. Avant la Révolution, il y avait un enseignant pour 3.000 hab.
Aujourd'hui le rapport est de 1 pour 42, avec une moyenne de 1 enseignant pour 16 élèves. Cuba a un taux de diplomés plus élevé que la plupart des pays en voie de développement, et si sa population
ne représente que 2 % de la population de l'Amérique latine, 11 % des scientifiques latino-américains sont cubains.
Dans un effort pour freiner l'exode rurale pendant la période spéciale, l'éducation supérieure fut répartie à travers les provinces, élargissant ainsi les possibilités de formations et renforçant
les communautés rurales.
Avant la période spéciale, il n'y avait que 3 instituts d'études supérieures
Cuba. Il y en a à présent 50 à travers le pays, dont sept à la Havane.
L' énergie de la communauté
En cours de ses déplacements, l'équipe de tournage du documentaire a découvert l'inventivité, la détermination et l'optimisme du peuple cubain, où on entendait souvent la phrase « si, se puede » ou
« oui, on peut ».
Les gens ont parlé des valeurs de la « résistance », démontrant leur détermination à surmonter les obstacles. Et ils ont vécu sous le blocus
économique des Etats-Unis? depuis le début des années 60, considéré comme l'ultime test de la capacité des Cubains à résister.
Il y a beaucoup de choses à apprendre chez les Cubains dans les réponses qu'ils ont apportées à la pénurie de pétrole. Le personnel de Community Solution considère ces leçons comme particulièrement
importantes pour les pays en voie de développement qui composent 82% de la population mondiale et vivent dans des conditions précaires. Mais les pays développés sont vulnérables aussi aux pénuries
d'énergie. Et avec le pic de pétrolier à l'horizon, tous les pays devront d'adapter aux réalités d'un monde aux
ressources limitées.
Devant cette nouvelle réalité, le gouvernement cubain a changé son mot d'ordre vieux de 30 ans « le Socialisme ou la mort » en « un monde meilleur est possible. » Le gouvernement a libéralisé
l'agriculture et autorisé les organisations de quartier à cultiver et vendre leurs produits. Le pouvoir de décision a été décentralisé vers la base et les initiatives au niveau local sont
encouragées. Il a crée de nouveaux provinces. Il a encouragé le retour vers les fermes et les zones rurales et réorganisé les provinces afin de répondre aux besoins de l'agriculture.
Selon Community Solution, Cuba a fait ce qu'elle a pu pour survivre, malgré son idéologie d'une économie centralisée. Confrontée à une pénurie de pétrole, l'Amérique prendra-t-elle les mesures
indispensables pour sa survie, malgré son idéologie d'individualisme et de consumérisme ? Les Américains se rassembleront-ils, comme l'ont fait les Cubains, dans un esprit de sacrifice et de
soutien partagé ?
« Il y a le changement climatique, le prix du pétrole, la crise de l'énergie » dit Beres de Cuba Solar, faisant la liste des défis auxquels l'humanité doit faire face. « Nous devons être conscients
que le monde change et nous devons donc changer notre vision du monde. »
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